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Le musée national de l’Orangerie

est un musée de

peintures impressionnistes et postimpressionnistes

situé dans le Jardin des Tuileries, à l’extrémité occidentale de la Terrasse du bord de l'eau,

Place de la Concorde, à Paris

 

La noce

A première vue, nous sommes face au portrait photographique d'une noce. Les protagonistes en costume de ville posent pour le photographe.

Pourtant, curieusement la mariée semble flotter dans les airs. Le voile de la mariée se superpose à la robe de la grand-mère et vient contredire la perspective suggérée par l'étagement des personnages dans la composition. Maladresse ? En fait c'est une maladresse cultivée, c'est un repentir, donc un choix délibéré du peintre. La mariée tout en blanc fait figure d'apparition comme suspendue dans l'espace.
Là encore, Rousseau joue sur l'introduction de l'étrange dans le réel. Le chien surdimensionné et d'une "gaucherie bouffonne" au premier plan joue un rôle de repoussoir. Le douanier s’affirme comme le maître des paradoxes spaciaux.
Le groupe s'insère dans un encadrement d'arbres trop petits et stylisés au feuillage improbable.
Le ciel est d'un bleu intense, immatériel. Les arbres et l'arrière plan ocre forment comme une mandorle (*) autour du groupe.

Basler (auteur franco-polonais, qui fut également critique d'art, galeriste, historien de l'art et collectionneur.) évoque les figures idéalisées des fresques médiévales et les ex-voto des maîtres primitifs.

Provenance : Jastrebzoff (Serge Férat), Paris ; Paul Guillaume en 1929 ; Domenica Walter

(*)  Le mot mandorle vient de l’italien mandorla qui signifie amande.

Il désigne une figure en forme d’ovale ou d'amande dans laquelle s’inscrivent des personnages sacrés : le plus souvent le Christ, mais aussi la Vierge Marie ou les saints.

Henri Rousseau dit Le Douanier, La noce

 

Henri Rousseau dit Le Douanier, La noce

aussi appelé

Le Douanier Rousseau 

Rousseau dans son atelier en 1907 par Dornac.

Né à Laval, dans l’Ouest de la France, Henri Rousseau (1844-1910) s’engage dans l’armée puis entre dans les services de l’octroi à Paris, d’où son surnom de douanier. Il commence à peindre à ses temps libres et à partir de 1885, devient un exposant régulier au Salon des Indépendants de Paris où les peintres comme Camille Pissarro (1830-1903) ou Odilon Redon (1840-1916) s’émerveillent de la nouveauté de sa vision.
En 1893, il se consacre entièrement à son art. Encouragé et soutenu par les poètes et artistes de l’avant-garde qui voient en ce "primitiviste" un des pères de la modernité en peinture, il présente trois toiles au Salon d’Automne de 1905 parmi les "fauves". Egalement loué par la critique, il vit comme une apothéose de sa vie artistique le "banquet" réalisé en son honneur par Pablo Picasso (1881-1973) et ses amis au fameux atelier du Bateau-Lavoir, à Montmartre, en novembre 1908.
Composant ses tableaux à partir de photographies découpées dans la presse, Henri Rousseau se proclamait peintre "réaliste", son apparente naïveté acquise, selon ses propres mots, par "un travail opiniâtre".

Il réalisa des portraits, des paysages urbains et de grands tableaux de jungles devenus célèbres.
Paul Guillaume découvrit sans doute les toiles du douanier Rousseau grâce à son ami poète et critique d’art Guillaume Apollinaire (1880-1918). Il tenta pendant plusieurs années d’en acquérir et parvint à ses fins en achetant notamment une toile devenue fameuse : La Carriole du père Junier.

Tag(s) : #Orangerie

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