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Le musée national de l’Orangerie

est un musée de

peintures impressionnistes et postimpressionnistes

situé dans le Jardin des Tuileries, à l’extrémité occidentale de la Terrasse du bord de l'eau,

Place de la Concorde, à Paris

La Carriole du père Junier

Le père Junier vendait des légumes qu'il allait tous les matins acheter chez les maraîchers de Bagneux ou de Verrière-le-Buisson. Il était depuis longtemps un ami du peintre ; sa femme lui faisait la cuisine. Rousseau lui devant quelque argent et monsieur Junier venant d'acheter un cheval dont il était très fier, il fut convenu que Rousseau lui ferait un tableau.
Rousseau a travaillé d'après une photographie. Cependant Rousseau y apporte des modifications importantes, révélatrices de la nature de son travail. Il supprime un arbre du boulevard et surtout il joue sur la taille et la position des trois chiens. Ils prennent une fonction plastique. Le gros chien noir donne de la profondeur à la carriole. On sait que lorsque Max Weber fit remarquer à Rousseau que le chien noir était trop grand par rapport à l'échelle de l'ensemble, l'artiste lui a rétorqué que sa toile exigeait qu'il en soit ainsi. Par contre le chien miniature qui trottine devant la carriole ajoute à la monumentalité de la jument. Cette dernière se tient curieusement sur la pointe des sabots, effet que viennent accentuer les ombres portées sur le sol. Cette jument danseuse semble presque suspendue dans l'espace. Rousseau affectionne ce genre de paradoxe qui fait flotter certains personnages dans un espace purement pictural.
Les passagers de la carriole à l'exception de monsieur Junier sont présentés dans une stricte frontalité comme des icônes byzantines.

Provenance : M. Junier ; P. Rosenberg, Paris ; A. Vollard, Paris en 1918 ; Paul Guillaume en 1927 ; Domenica Walter

Henri Rousseau dit Le Douanier, La Carriole du père Junier

aussi appelé

Le Douanier Rousseau 

Rousseau dans son atelier en 1907 par Dornac.

Né à Laval, dans l’Ouest de la France, Henri Rousseau (1844-1910) s’engage dans l’armée puis entre dans les services de l’octroi à Paris, d’où son surnom de douanier. Il commence à peindre à ses temps libres et à partir de 1885, devient un exposant régulier au Salon des Indépendants de Paris où les peintres comme Camille Pissarro (1830-1903) ou Odilon Redon (1840-1916) s’émerveillent de la nouveauté de sa vision.
En 1893, il se consacre entièrement à son art. Encouragé et soutenu par les poètes et artistes de l’avant-garde qui voient en ce "primitiviste" un des pères de la modernité en peinture, il présente trois toiles au Salon d’Automne de 1905 parmi les "fauves". Egalement loué par la critique, il vit comme une apothéose de sa vie artistique le "banquet" réalisé en son honneur par Pablo Picasso (1881-1973) et ses amis au fameux atelier du Bateau-Lavoir, à Montmartre, en novembre 1908.
Composant ses tableaux à partir de photographies découpées dans la presse, Henri Rousseau se proclamait peintre "réaliste", son apparente naïveté acquise, selon ses propres mots, par "un travail opiniâtre".

Il réalisa des portraits, des paysages urbains et de grands tableaux de jungles devenus célèbres.
Paul Guillaume découvrit sans doute les toiles du douanier Rousseau grâce à son ami poète et critique d’art Guillaume Apollinaire (1880-1918). Il tenta pendant plusieurs années d’en acquérir et parvint à ses fins en achetant notamment une toile devenue fameuse : La Carriole du père Junier.

Tag(s) : #Orangerie

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