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Le musée national de l’Orangerie

est un musée de

peintures impressionnistes et postimpressionnistes

situé dans le Jardin des Tuileries, à l’extrémité occidentale de la Terrasse du bord de l'eau,

Place de la Concorde, à Paris

 

L'enfant à la poupée

L'enfant qui vous regarde droit dans les yeux apparaît comme une figure inquiétante et hypnotique. Ses traits n'ont rien d'enfantin. Son corps semble gigantesque et disproportionné. Les jambes qui disparaissent curieusement dans l'herbe sont énormes par rapport aux bras, surtout le bras droit qui tient une poupée populaire en carton. Le corps est représenté à "l'égyptienne" : haut du corps de face mais jambes de profil. Le modelé est pratiquement inexistant et les pois blancs qui ponctuent la robe rouge de la fillette accentuent la planéité du personnage qui semble littéralement collé sur le fond.
Le paysage est réduit à l'extrême : un ciel bleu presque uniforme et une prairie parsemée de fleurs qui rappelle les tapisseries médiévales. Cependant Rousseau crée un léger effet de perspective par l’assombrissement de l'herbe au loin et par la diminution de la taille des marguerites. L’ombre sous les fesses de l'enfant est peinte à la manière des enluminures.
Rousseau retrouve l'esthétique des "primitifs" français ou italiens à une époque fascinée par les primitivismes en tout genre. C'est une facette de son art qui fascine ses contemporains et qui fait écrire à André Lhote (1885-1962) : "Il eut au Moyen Âge fait les délices de la foule..." ou à Arsène Alexandre (1859-1937), critique d’art, qu'il était "le Paolo Ucello de notre siècle."

Provenance : W. Uhde, Paris ; vente Uhde, Drouot, 30 mai 1921 (séquestre de guerre), n°57, (repr.) ; J. Quinn, New York ; Paul Guillaume en 1927 ; Domenica Walter

Henri Rousseau dit Le Douanier, L'enfant à la poupée

 

Henri Rousseau dit Le Douanier, L'enfant à la poupée

aussi appelé

Le Douanier Rousseau 

Rousseau dans son atelier en 1907 par Dornac.

Né à Laval, dans l’Ouest de la France, Henri Rousseau (1844-1910) s’engage dans l’armée puis entre dans les services de l’octroi à Paris, d’où son surnom de douanier. Il commence à peindre à ses temps libres et à partir de 1885, devient un exposant régulier au Salon des Indépendants de Paris où les peintres comme Camille Pissarro (1830-1903) ou Odilon Redon (1840-1916) s’émerveillent de la nouveauté de sa vision.
En 1893, il se consacre entièrement à son art. Encouragé et soutenu par les poètes et artistes de l’avant-garde qui voient en ce "primitiviste" un des pères de la modernité en peinture, il présente trois toiles au Salon d’Automne de 1905 parmi les "fauves". Egalement loué par la critique, il vit comme une apothéose de sa vie artistique le "banquet" réalisé en son honneur par Pablo Picasso (1881-1973) et ses amis au fameux atelier du Bateau-Lavoir, à Montmartre, en novembre 1908.
Composant ses tableaux à partir de photographies découpées dans la presse, Henri Rousseau se proclamait peintre "réaliste", son apparente naïveté acquise, selon ses propres mots, par "un travail opiniâtre".

Il réalisa des portraits, des paysages urbains et de grands tableaux de jungles devenus célèbres.
Paul Guillaume découvrit sans doute les toiles du douanier Rousseau grâce à son ami poète et critique d’art Guillaume Apollinaire (1880-1918). Il tenta pendant plusieurs années d’en acquérir et parvint à ses fins en achetant notamment une toile devenue fameuse : La Carriole du père Junier.

Tag(s) : #Orangerie

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