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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 07:55

 

Lyon 

est une commune située au confluent du Rhône et de la Saône. C'est le chef-lieu de la métropole de Lyon, région Rhône-Alpes, et le siège du département du Rhône.

Ancienne capitale des Gaules au sein de l'Empire romain, Lyon est le siège d'un archevêché dont le titulaire porte le titre de primat des Gaules.

 

De gueules au lion rampant, lampassé d'argent au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or

Le cri de guerre de la ville de Lyon (en francoprovençal) attesté depuis 1273 est : 

Avant, Avant, Lion le melhor. 

La statue de Louise Labé

(3,50 m de haut en bronze)

représente la poétesse la Belle Cordière, des draperies et une gorge nue pour symboliser l'amour, cette passion qui habita toute sa vie.

 

Sonnet de la belle cordière

Après qu'un temps la grêle et le tonnerre
Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur
Baise m'encor, rebaise-moi et baise
Claire Vénus, qui erres par les Cieux
Depuis qu'Amour cruel empoisonna
Deux ou trois fois bienheureux le retour
Diane étant en l'épaisseur d'un bois
D'un tel vouloir le serf point ne désire
Je fuis la ville, et temples, et tous lieux
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie
Ne reprenez, Dames, si j'ai aimé
Ô beaux yeux bruns, ô regards détournés
Ô doux regards, ô yeux pleins de beauté
Ô longs désirs, ô espérances vaines
Oh ! si j'étais en ce beau sein ravie
Quelle grandeur rend l'homme vénérable

 

>>> Poèmes de Louise Labé

Louise Labé, statue par Ipoustéguy, place Louis Pradel (Lyon)
Louise Labé, statue par Ipoustéguy, place Louis Pradel (Lyon)
Louise Labé, statue par Ipoustéguy, place Louis Pradel (Lyon)
Louise Labé, statue par Ipoustéguy, place Louis Pradel (Lyon)

Louise Labé

née en 1524 à Lyon, morte le à Parcieux-en-Dombes où elle fut enterrée,

est une poétesse française surnommée La Belle Cordière.

Elle fait partie des poètes en activité à Lyon pendant la Renaissance.

L'œuvre de Louise Labé, très mince en volume (662 vers), se compose d'un Débat de Folie et d'Amour (dans lequel Jean de La Fontaine a trouvé le sujet de l'une de ses fables, L'Amour et la Folie*), de trois Elégies et de vingt-quatre sonnets, lesquels expriment les tourments féminins de la passion.

Louise Labé, statue par Ipoustéguy, place Louis Pradel (Lyon)

Ipoustéguy

(Jean Robert, dit Ipoustéguy),

un des sculpteurs majeurs de la seconde moitié du XXe siècle.

Né en 1920 à Dun-sur-Meuse (Lorraine), il s'éteint dans sa ville natale en 2006.
Solitaire, il n'a suivi, ni initié, aucun courant, aucune école. Le Robert des noms propres le présente comme d'un «réalisme baroque et hallucinatoire».
Insatiable travailleur, il réalisera 600 sculptures, des centaines d'aquarelles, de dessins, de peintures. Pour beaucoup, ses œuvres monumentales sont visibles à travers le monde dans les plus grandes collections publiques.
Farouchement indépendant, il en paye le prix toute sa vie… et au-delà : trop absent des ouvrages de références, il n'a toujours pas reçu l'hommage public qu'il mérite. Admiré, controversé ; bouleversant ou dérangeant. Ipoustéguy ne laisse personne indifférent : le public en général, qu'il sait toucher par ses thèmes universels. Les intellectuels ou les artistes, par sa puissance expressive. ​

Référence >>> Ipousteguy

Jean de La Fontaine (1621-1695)

 

L'Amour et la Folie

Tout est mystère dans l'Amour,
Ses flèches, son Carquois, son Flambeau, son Enfance.
Ce n'est pas l'ouvrage d'un jour
Que d'épuiser cette Science.
Je ne prétends donc point tout expliquer ici.
Mon but est seulement de dire, à ma manière,
Comment l'Aveugle que voici
(C'est un Dieu), comment, dis-je, il perdit la lumière ;
Quelle suite eut ce mal, qui peut-être est un bien ;
J'en fais juge un Amant, et ne décide rien.
La Folie et l'Amour jouaient un jour ensemble.
Celui-ci n'était pas encor privé des yeux.
Une dispute vint : l'Amour veut qu'on assemble
Là-dessus le Conseil des Dieux.
L'autre n'eut pas la patience ;
Elle lui donne un coup si furieux,
Qu'il en perd la clarté des Cieux.
Vénus en demande vengeance.
Femme et mère, il suffit pour juger de ses cris :
Les Dieux en furent étourdis,
Et Jupiter, et Némésis,
Et les Juges d'Enfer, enfin toute la bande.
Elle représenta l'énormité du cas.
Son fils, sans un bâton, ne pouvait faire un pas :
Nulle peine n'était pour ce crime assez grande.
Le dommage devait être aussi réparé.
Quand on eut bien considéré
L'intérêt du Public, celui de la Partie,
Le résultat enfin de la suprême Cour
Fut de condamner la Folie.

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Published by cbx41 - dans Balade à Lyon
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